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Pfulgriesheim / Filgriese

montage photos pfulgriesheim 02

Pfulgriesheim 
est un petit village de l’avant Kochersberg à 10 minutes de Strasbourg dont le ban communal, d'une superficie totale de 481 ha, est traversé en son milieu, d'ouest en est, par le ruisseau le Leisbach. Ce dernier prend sa source à Avenheim ce qui lui vaut d'être nommé sur la traversée du ban Pfulgriesheimois le ruisseau d'Avenheim (S'Avemer Bachel).

 

 

031-Pfulgrisheim-Catherine Theulin-Contrast Photography BDAu fil des époques…

La terminaison en heim du toponyme révèle une ancienne origine germanique de la localité, bien que le nom du village n’apparaisse que tardivement, en 1163, sous la forme Vulncriegesheim. Au XVIe siècle, le domaine de Pfulgriesheim, avec château, maisons, droits seigneuriaux… et habitants, appartient à la famille noble des d’Andlau qui y introduit, dès 1526 la nouvelle religion prêchée par le réformateur Martin Luther.

Depuis 1685, l’église locale est d’ailleurs placée sous le statut particulier du simultaneum et est affectée simultanément aux cultes protestant et catholique, une situation aujourd’hui unique dans le Kochersberg. Par la suite, dans le cadre de partages d’héritages ou sous la pression d’ennuis financiers, la seigneurie passe entre les mains de diverses autres familles aristocrates, pour tomber, en 1774, dans l’escarcelle d’un riche négociant savoyard, Claude Jaccoud, établi à Strasbourg.

Ce patrimoine est dispersé à partir des années 1820 ; de la demeure seigneuriale il ne subsiste que la grange dimère. En revanche, au cœur du village, d’importants corps de ferme témoignent de la prospérité qui régnait ici au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, l’activité agricole se perpétue avec une spécialisation dans la culture du tabac et des asperges. Au plan démographique, la population a connu une croissance accélérée à partir des années 1970, avec la construction de lotissements et de résidences collectives. Une nouvelle répartition socio-professionnelle de la population est ainsi apparue : le pourcentage des actifs agricoles est passé de 63% en 1954 à 9,5% en 1975. Mais, cas de plus en plus rare, les fonctions de maire sont encore détenues par un exploitant agricole.

 

Le saviez-vous ?

Si vous aimez l'art culinaire lasacien, Pfulgriesheim est un endroit incontournable où selon la légende, serait né le fameux flammekuche (tarte flambée). Vous aurez l'embarras du choix pour déguster cette spécialité servie, comme de nombreux autres plats typiquement alsaciens, dans les deux restaurants situés au centre du village. C'est également l'endroit où habite l'un des plus connus Liedermacher (compositeur, poète et chanteur) en langue alsacienne. René Églès qui, outre ses albums, a également dirigé la chorale de la paroisse protestante de Pfulgriesheim. Faut-il le rappeler De René comme on l'appelle dans le village, est un ardent défenseur de la langue alsacienn pour laquelle il s'est beaucoup investi pour que cette dernière continue de vivre. 

 

montage photos pfulgriesheim 01Église Saint-Michel

Même si la nef a été agrandie en 1758, date inscrite au-dessus de la porte d’entrée, l’église actuelle et surtout le clocher date en grande partie de la fin du XIIe siècle. L’Évêché de Strasbourg l’avait fait construire. Le clocher surmonté d’un toit à deux pans possède des pierres d’angle en damier.

 

Corps de ferme et maisons alsaciennes 

Les nombreux corps de ferme du XVIIIe siècle se trouvent au centre village autour de l’église et de la place de la Mairie. La Mairie daterait de 1892. La ferme au Hofname (Nom de ferme) "s’Meyer-Mechels" fut aménagée en médiathèque en 2000. Un bâtiment neuf y fut accolé. De nombreuses fermes plus modestes existent encore mais édifiées plus éloignées du centre village. Inscriptions, emblèmes des métiers, poteaux corniers avec inscriptions, girouettes de ferronnerie d’art abondent au fur et à mesure que l’on déambule dans le village. Divers métiers en plus de l’agriculture étaient représentés dans le village pour répondre à tous les besoins des habitants. Pfulgriesheim présente des signes évidents de richesse.

 

Corps de garde

Le 18 décembre 1817, le conseil municipal décide de la construction du Corps de Garde à côté de l’église. Il est aussi devenu le "Melischhiessel" (maisonnette du lait) où les producteurs apportaient le lait et la caserne des pompiers à partir de 1989.

Chez Annette

Mais à Fulgrese outre les fermes et les nombreux chemins de promenades, il y a un endroit incontournable. Une véritable institution qui se situe au centre du village et qui vaut à elle seule le détour. Il s'agit de la quincaillerie North qui est plus connue dans le village sous le doux nom "Chez Annette". Tout a commencé dans les années 1970 quand la construction du lotissement Les Bleuets a quasiment doublé la population du village. C'est à ce moment que la famille North décida d'ouvrir une quincaillerie à l'emplacement de la forge présente depuis de très nombreuses années. Cependant, pas question de mettre un terme à la ferronnerie et à la serrurerie qui étaient pratiquées depuis trois générations dans la forge familiale. Ainsi, pour créer la quincaillerie, la famille North décida tout simplement de déplacer la forge à l'arrière de la maison dans la cour. À ce nouvel endroit, on continuera à y ferrer les chevaux du village et même des cheveux de course. C'est aussi l'endroit où se rendent de nombreux agriculteurs pour faire réparer leurs machines. Le graisse, le feu et l'odeur de la corne du sabot laissent ainsi place à une quincaillerie flambant neuve où l'on peut dénicher des centaines d'articles. Les villageois, mais aussi les habitants des villages alentours y trouvaient et y trouvent encore bouteilles de gaz, vis, clous, matériel de bricolage, ustensiles pour se débarrasser des nuisibles, piles, semences, teintures, balais, serpillères, semelles de chaussures et de très nombreux autres produits. La quincaillerie est aussi devenue au fil des années 1970 à 1990 le rendez-vous incontournable des enfants qui allaient avant d'aller ou en rentrant de l'école, chez Annette pour acheter toutes sortes de bonbons et de friandises si cher à Renaud dans sa chanson mistral gagnant. Certains qui fréquentent encore les lieux se souviennent du bruit de la clochette lorsque la porte s'ouvrait et des douces odeurs qui flottaient à cette époque chez Annette. Cette dernière a d'ailleurs été l'invitée du présentateur Jean-Pierre Pernault en personne qui a consacré une partie de son journal de 13h pour rappeler l'histoire de la quincaillerie North et y faire l'éloge d'une quincaillerie qui n'a cessé de consacrer une partie de sa vie à rendre service aux habitants. Alors si vous passez par Pfulgriesheim n'hésitez pas à vous rendre à la quincaillerie ou Annette vous servira avec beaucoup de plaisir et en toute simplicité. 

 

Crédits photos : Catherine THEULIN – Contrast photography

 

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