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Jeudi 21 Juin 2018

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Dossenheim-Kochersberg / Dosne

blason de Dossenheim


La localité est mentionnée sous la dénomination Dozinheim en 1124, puis sous celles de Dozenheim ou Tossenheim. L’orthographe n’était pas le souci premier des scribes du Moyen-Âge. Situé sur une hauteur, Dossenheim-Kochersberg (à ne pas confondre avec Dossenheim-sur-Zinsel) est accessible par trois petites routes sinueuses qui empruntent le tracé d’anciens chemins ruraux. L’occupation du site est très ancienne. Une station romaine a été découverte au lieu-dit Auf dem Waschweg, le chemin du lavoir.

 

Au fil des époques…
L’appellation Dossenheim pourrait venir du celte dusios divinité ou lieu où une divinité est vénérée. Différents noms furent retrouvés tels que Dozzenheim en 1122, Dozinheim en 1124 puis Dozenheim en 1154, Tossenheim en 1356 et Dossenheim en 1356.

À partir de 1512, quelques années donc avant la sanglante Guerre des Paysans (1525), la communauté villageoise est devenue un fief du prince-évêque de Strasbourg. Dossenheim a accédé au rang de paroisse-mère dont dépendent alors quelques villages des environs, comme le montre une belle pierre tombale de 1629, fixée contre le mur de l’église et dédiée à la mémoire de Jean Schwartz, recteur de Dossenheim, Wiwersheim, Quatzenheim, Offenheim et Kleinfrankenheim.

Dossenheim ne fut pas épargné par les vicissitudes de l’Histoire. En 1569, les troupes du Duc d’Aumale ont incendié le village, et, en 1588, les soldats du roi de Navarre détruisirent une ferme lors de leur passage. La Guerre de Trente Ans, qui sévit ici surtout en 1621 et 1622, ne laissa subsister que six fermes; l’église elle-même fut détruite.

La Révolution de 1789 toucha, à son tour, ce village qui fut particulièrement soumis aux perquisitions militaires et aux luttes religieuses. En août 1791, le despote sanguinaire Euloge Schneider fut nommé curé constitutionnel (c’est-à-dire ayant adhéré aux idées révolutionnaires); devant l’hostilité des paroissiens de Dossenheim, il dut fuir au bout de quelques jours. Devenu Accusateur public pour le Bas-Rhin, il promena sa guillotine dans le Kochersberg et fit tomber quelques têtes de braves paysans restés fidèles à leurs convictions. De son côté, le curé réfractaire, n’ayant pas renié la religion catholique romaine, vivait caché chez le laboureur Jacques Fix.

 

Curiosités historiques
Les habitants du village de Dossenheim parlent encore d’un  meurtre atroce commis dans leur village. Ce crime aurait eu lieu dans la ferme s’Peters et fait par un valet qui, surpris en volant un jambon, a assassiné à la hache la jeune maîtresse de maison de 21 ans enceinte Maria Salomea Klein. Sa fillette qui était sur les lieux, jouait avec des images du livre de prières dans le sang de sa mère. Le crime aurait eu lieu 25 décembre 1846 durant la messe de Noël d’après l’acte de décès. Le meurtrier fut rattrapé le soir même dans les vignes de Hohengoeft parce qu’il a laissé des traces dans la neige. La victime fut inhumée le 28 décembre 1846 après autorisation de l’autorité judiciaire datée du 26 décembre. Une pierre tombale commémorative des familles Fix et Klein témoigne du fait bien qu’une petite erreur de mois (septembre "7ber") se soit glissée dans le texte gravé. Le meurtrier originaire d’Altenheim, marié à Lupstein fut guillotiné.

 

Personnages célèbres
Eugène Eck, né en 1859 à Ribeauvillé, curé de Dossenheim de 1896 jusqu'à son décès en 1935 était surnommé "le roi des abeilles". Sa passion pour l'apiculture l'a conduit à rédiger plusieurs traités apicoles et à prendre la présidence des apiculteurs bas-rhinois. Le curé Eck, en hommage à ses parents (saint Léon et sainte Adèle), a fiancé les très originaux vitraux du chœur de l'église, illustrés d'alvéoles et d'abeilles. Il reste de lui sa pierre tombale ainsi que l'imposant arbre planté en 1929 par le curé Eck lui-même sur la place. 

 

Martine Kempf, née en 1958. À 22 ans à peine, Martine Kempf invente le "Katalavox" à partir d'un ordinateur de la NASA et l'adapte à un véhicule Renault. La première voiture à commande vocale est née. En 1985, elle s'installe en Californie. Elle y reçoit la distinction de femme d'affaires de l'année en 1990. 

 

Église Saints-Pierre-et-Paul
Remplaçant un lieu de culte beaucoup plus ancien, l’église actuelle Saints-Pierre-et-Paul fut construite en 1781, date gravée au-dessus de la porte d’entrée avec une clé. On retrouve d’ailleurs trois clés dans les armoiries du village. Au sommet du clocher se trouvent une croix et une girouette représentant un coq. Le chef de la basse-cour est censé saluer le soleil à son lever, mais rappelle aussi que, selon l’Évangile, saint Pierre a renié le Christ… trois fois avant le chant du coq. Église de style rural datant XVIIIe siècle.

Le mobilier est de style néoclassique. Les fonds baptismaux forment un ensemble composite des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles portant la date de 1823 sur la partie centrale.

Outre les vitraux financés par le Curé Eck, le visiteur pourra admirer les vitraux plus récents dessinés par R. Kuder (réalisés par l’entreprise des Frères Ott de Strasbourg) représentant : la remise des clés de l’Eglise à Pierre par Jésus, la descente de la croix, l’apparition glorieuse de Jésus à Paul sur le chemin de Damas et la décapitation de Paul.

 

Horloge solaire
Une horloge solaire fixée sur une flèche gothique avec des angelots provenant de la cathédrale de Strasbourg permettra de prendre connaissance de l’heure solaire par beau temps. Elle a une forme cubique et sur chacune des quatre faces, une aiguille orientée pour indiquer l’heure par son ombre.

 

Le presbytère
Non loin de l’église, une demeure bourgeoise, de plan rectangulaire et d’élévation symétrique, est l’exemple type des presbytères construits au XVIIIe siècle. Ici a vécu l’abbé Eck, curé de Dossenheim de 1896 à 1936, appelé le Roi des abeilles, président des apiculteurs du Bas-Rhin et secrétaire général de la Fédération nationale des Sociétés apicoles de France.

 

La laiterie 
Sur la même place se trouve l’ancienne laiterie (s’Mellichhiesel) qui est restée en l’état alors que l’élevage et donc la production de lait a complètement disparu au niveau du village.

 

Belles fermes du XVIIIe siècle et XIXe  siècle
Au centre du village se trouvent quelques beaux corps de ferme à colombages.

 

Croix rurales anciennes 

  • La plus ancienne, datée de 1621, à la sortie du village vers Kleinfrankenheim, servait de halte lors de la procession des Rogations.
  • Le deuxième, datant de 1623, se trouvait au bas de la ferme "s'Peters". Propriété communale, elle a été incluse dans une propriété privée (Joos).
  • La troisième érigée en 1709 se trouve devant le presbytère-mairie. Les lettres LV sur l'écu concernent probablement Lorentz Vix, prévot de 1698 à 1715.

 

Sources : Jean-Marie Quelqueger "Histoire sommaire de Dossenheim-Kochersberg" publié dans la revue Kocherschbari numéro 59, Cocoko

Communauté de communes du Kochersberg et de l'Ackerland
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