Histoire de Stutzhzeim – Offenheim |
Présentation de la commune
Unis au niveau paroissial en 1788 par un décret du cardinal de Rohan, alors prince-évêque de Strasbourg, les deux communes ont décidé de sassocier en 1972, puis de former une seule commune par fusion totale en 1976. A partir de ce moment, la création de plusieurs lotissements provoqua une augmentation importante de la population. Pour sa part, la vie associative a pu se développer grâce à des installations communes. Depuis 1989, la commune est jumelée avec Offenheim, un village viticole de la région de Worms (Rhein-Hessen).
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Des tribus dagriculteurs et déleveurs, venues de la région danubienne, ont occupé le site dès la période rubanée (4.500 av. J.C.). Au lieu-dit Hengstweg (chemin des étalons), des traces de leurs cabanes et des poteries décorées de rubans (doù le nom de la période) ont été mises à jour en 1900 lors de la construction dune voie de tramway. Dimportants vestiges romains sont, pour leur part, vraisemblablement, à lorigine de la dénomination du village, car, selon certains historiens, le préfixe Stutz provient du mot latin statio, lieu darrêt ou relais. Une collection de fers à cheval dorigine romaine conforte cette hypothèse.
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La vocation agricole sest confirmée au Moyen Age. La lointaine abbaye de Schwarzach, en Pays de Bade, y possédait alors une ferme seigneuriale, de même quun moulin sur la Souffel, vendu en lan 1400. Situé sur la voie royale Paris-Strasbourg, le village est devenu en 1682 le siège dun relais de poste, où les diligences et autres voitures de poste sarrêtaient pour laisser monter ou descendre les voyageurs, mais aussi pour changer dattelage afin de parcourir une nouvelle étape avec des chevaux frais. En 1784, le maître de poste était encore un homme fortuné : son établissement comptait 26 chevaux et poulains. Mais, le trafic a pratiquement cessé vers 1807 avec la construction dun nouveau relais à Ittenheim, sur la nouvelle route impériale (actuelle RN 4). De nouveaux moyens de transport sont apparus à la fin du XIXe siècle. Stutzheim a obtenu en 1887 une station du tramway de la ligne Strasbourg-Truchtersheim, ainsi quune gare aux marchandises, notamment affectée au chargement des betteraves sucrières destinées à la Sucrerie-raffinerie dErstein. Le développement de cette culture a été encouragée par Michel Quirin, alors maire de Stutzheim et ancien député au Parlement allemand à Berlin. Ce précurseur en matière agricole a fait construire en 1890, à la sortie de la localité, une ferme-modèle consacrée également à lélevage et à la production laitière.
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Sous l'impulsion de Michel Quirin, le ban communal a fait lobjet dun remembrement rural qui fut la première opération de ce type dans la province dAlsace-Moselle.
Le nom dOffenheim apparaît, sous sa forme actuelle, dès lan 742 dans un acte de donation de terres en faveur de labbaye bénédictine de Wissembourg. Au vu de découvertes faites en Pays de Bade sur un site appelé au Moyen Age Monasterium Offoniswilarii, les historiens mettent le préfixe Offen en lien avec le nom dun moine irlandais, appelé Offo. Ce religieux a fondé une abbaye près de Schuttern au temps du roi Dagobert. Vénéré dans divers lieux de la plaine du Rhin, son nom serait à lorigine des toponymes Offenburg, Offendorf, Offenbach, Offenheim près de Worms et Offenheim dans le Kochersberg. Des traces dun dispositif de défense restent visibles à Offenheim. Le clocher, construit en briques au XIIe siècle, était, de toute évidence, avec ses meurtrières, une tour de garde et de refuge en cas de péril ou dinvasion. Une carte géographique de 1760 montre que le village avait la forme dun pentagone (figure régulière à cinq côtés), avec le clocher au centre et un calvaire à chaque extrémité en guise de protection. En outre, les actes notariés du XVIIIe siècle citent encore le Dorfgraben, fossé de défense entourant le village et comportant sans doute une levée de terre servant de rempart. Le mur extérieur dune ancienne grange est encore munie de canonnières. Le chur et la nef de léglise datent de 1789 ; lédifice abrite des autels de la fin du XVIIIe siècle et un tableau représentant saint Arbogast, lun des premiers évêques de Strasbourg vers 550.
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Sur le parvis de léglise se trouvent deux monuments : un calvaire élevé à la mémoire dun habitant du village décédé accidentellement en 1795 et le Monument aux morts dédié aux victimes militaires des deux guerres mondiales. Dans le cimetière qui entoure léglise, une famille a fait placer vers 1855 un Mont des oliviers ; quatre statues en grès et grandeur nature évoquent un épisode de lEvangile, le jeudi saint. Autour du Christ en prière dorment ses disciples Pierre, Jacques et Jean.
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Non loin du lieu de culte, plusieurs grandes fermes des XVIIe et XVIIIe siècles se répartissent de façon harmonieuse; elles sont le reflet dune période de paix et de prospérité économique.
Aujourdhui, lagriculture est plus particulièrement orientée vers la production de maïs, de tabac, de houblon et de betteraves à sucre. Lélevage a totalement disparu ; dans les années 1960-80, de nombreux producteurs de lait venaient encore, deux fois par jour, apporter leur production à la centrale de collecte, le Melich-Hiesel, lieu de rencontre et de discussion. Ce bâtiment, qui existe encore, avait abrité, jusquen 1956, les transformateurs électriques qui alimentaient la ligne du tramway Strasbourg-Truchtersheim.
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La commune de Stutzheim-Offenheim, toujours très fleurie en été, a obtenu "une fleur" au concours départemental des maisons fleuries en 2006.
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