Communauté de
Communes du Kochersberg

4, place du Marché
BP 23 - 67370 Truchtersheim

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Histoire de Truchtersheim

Présentation de la commune...




En 1974, les communes de Truchtersheim et de Behlenheim se sont placées sous le régime de la fusion-association. Bourg-centre et Chef-lieu de canton, Truchtersheim-Behlenheim a connu depuis un fort développement tant au niveau de l'urbanisation que des activités économiques. La Commune s'est par ailleurs dotée d'équipements socioculturels suffisamment conséquents pour permettre l'épanouissement de la vie associative, tant sportive que culturelle. Depuis 2002, Truchtersheim est également le siège de la Communauté de Communes du Kochersberg


Truchtersheim

L’origine du nom pourrait venir du celte druch (petit) et tuar (demeure). Quelques siècles plus tard, les Alamans ont ajouté à ce préfixe la terminaison heim (village, chez soi). Ceci montre que le site a fait l’objet d’une occupation très ancienne. La découverte d’une urne cinéraire, conservée au musée local, et la désignation Römerweg pour un chemin rural attestent la présence des Romains au début de notre ère.

Pourtant, la première mention de Truchtersheim dans un document écrit n’apparaît qu’en 1174. Au Moyen Age, la localité fut dotée d’un château ; le village était alors la propriété indivise de l’empereur germanique et du prince-évêque de Strasbourg. Les vicissitudes du temps ont fait passer la seigneurie entre les mains de la famille noble des Hohenstein, avant qu’elle ne revienne dans le giron de l’évêché jusqu’à la Révolution de 1789.

 



L'église de Truchtersheim, construite en 1964

L’église médiévale n’existe plus. De celle construite en 1749 subsistent une façade et le chœur avec son mobilier baroque. La nef du XVIIIe siècle fut en effet démolie en 1924 et remplacée par une nouvelle construction. Un nouveau chantier s’ouvrit en 1964 ; la nef de 1924 et le clocher médiéval furent rasés, en laissant la place à la seule église moderne du Kochersberg. Le maître verrier fut chargé de réaliser des vitraux qui donnent un éclairage particulier au sanctuaire.

Le blason de Truchtersheim représente un soc de charrue, symbole par excellence de la richesse agricole du Kochersberg. Les grandes fermes ne sont pas groupées autour de l’église, mais s’étendent sur un axe routier est-ouest.

L’une est accessible par un portail cintré du XVIIIe siècle, dont l’encadrement est orné de rinceaux et d’une sculpture représentant la Vierge ; les piétons empruntent un portillon à la clef d’arcade armoriée. La maison d’habitation est parallèle à la rue et la cour est entourée d’anciennes dépendances à colombage.

Pour une autre, l’entrée a pris la forme d’un passage couvert, appelé Durichfuehr. Ailleurs encore, l’arc du portail a dû être enlevé pour permettre le passage des lourds chariots chargés de gerbes de blé ou de bottes de foin.

Toutes ces maisons cossues témoignent de l’ancienne aristocratie paysanne qui a fait graver dans le bois des poutres les noms des bâtisseurs et les symboles de prospérité et de protection divine.

Le moulin était l’élément complémentaire à la culture du blé ; celui de Truchtersheim, transformé en habitations, est en voie de restauration.

 

La modernité fit son apparition dès la fin du XIXe siècle avec la construction d’une ligne de tramway Strasbourg-Truchtersheim ; inaugurée le 30 septembre 1887, elle fut d’abord équipée en locomotives à vapeur, puis en motrices électriques. Le dernier convoi avec des voyageurs quitta le chef-lieu le 30 septembre 1953. Le ¨restaurant A la gare et la nouvelle salle des fêtes judicieusement dénommée Espace Terminus rappellent l’épopée du Drüderscher Tram.

Cœur du réseau d’eau potable réalisé dès 1933, le château d’eau du chef-lieu se distingue par sa hauteur inhabituelle ; illuminé la nuit, il constitue le phare du Kochersberg.

 


Behlenheim

Une maison alsacienne magnifiquement fleurie

La signification du blason de Behlenheim (un rond bleu sur fonds blanc) n’a pas pu être déterminée. Peut-être faut-il chercher un lien avec les institutions et les nombreuses familles nobles dont a dépendu, successivement avant 1789, ce petit village situé à l’écart des principales voies de communication.

 

Les documents d’archives font état des propriétés de la ville et de l’évêché de Strasbourg, des familles de Schoenau et de Falkenheyn et du couvent des Visitandines de Saint-Etienne.

L’église a été construite en 1802, au lendemain de la période révolutionnaire. A cette occasion , les bâtisseurs ont réutilisé une frise romane du début du XIIIe siècle, qui porte la marque des membres de la Commanderie Saint-Jean de Dorlisheim. Par les thèmes et le décor floral, les vitraux sont typiques du XIXe siècle.

 

Comme à Truchtersheim, on rencontre ici d’imposantes fermes à colombage ; sur un poteau cornier, décoré d’une tulipe et d’un cœur (symboles de fécondité et d’affection), Diebolt Ginsz et Ottilia Wurm ont fait graver la date de 1763, sans omettre une fervente invocation en vue de la protection divine contre le feu et les inondations.

 

A l’ombre du clocher se trouve le monument funéraire du curé Charles Pfleger (1883-1975) qui fut l’auteur d’ouvrages de philosophie et de théologie, ce qui lui valut d’être nommé docteur honoris causa de l’université de Fribourg.


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