Communauté de
Communes du Kochersberg

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Histoire de Pfettisheim

Présentation de la commune...


Pfettisheim
La première mention de la localité apparaît en l’an 739 dans un document concernant les biens fonciers de l’abbaye de Wissembourg. Puis le nom du village a évolué au fil des siècles, passant de celui de Phetenesheim (au XIIème siècle) à celui de Pfetzenheim (en 1529). L’appellation actuelle (Petze) est d’ailleurs, par un jeu de mot, à l’origine des armoiries de la commune ; en langue alsacienne, pfetze veut dire pincer ; les auteurs du blason ont donc retenu le dessin d’une tenaille ou pince coupante (Bisszang).

A l’aube du Moyen Age, le village avec ses terres fertiles était une propriété indivise entre le Saint Empire romain germanique et l’évêché de Strasbourg. A la suite d’accords et d’échanges, la seigneurie de Pfettisheim passa en 1350 sous l’autorité exclusive du prince-évêque strasbourgeois au sein du bailliage du Kochersberg. Trop éloigné du terrain et de la population, l’autorité seigneuriale confiait le pouvoir à des prévôts (ou Schultheiss) ; ces chefs de village se recrutaient dans les familles aisées du lieu. Jusqu’à nos jours, des noms de ferme, comme ici celui de Altschultze, conservent le souvenir des fonctions éminentes exercées jadis par ces laboureurs. Dans le même temps, de riches institutions religieuses possédaient aussi une partie du ban communal et détenaient, dans le village, une ferme collongère (Dinghof). Il en est ainsi à Pfettisheim pour le Grand-Chapitre de la cathédrale de Strasbourg dont le règlement a été renouvelé en 1340.

 

L'église de Pfittisheim

Le plus ancien bâtiment est l’église St. Symphorien, dont le clocher, dans sa partie inférieure, date du XIIème siècle. La nef médiévale a été démolie, puis reconstruite en 1730, avant d’être agrandie en 1818. Dans l’enceinte du cimetière actuel subsistent une chapelle dédiée à la Trinité et un chemin de croix de 1775.

 

Le village a conservé sa vocation agricole avec de belles fermes aux portails imposants. Les très bonnes terres qui s’étendent sur près de 500 ha se prêtent à toutes les cultures. A côté de quelques exploitations spécialisées dans l’élevage bovin ou la production laitière, le maïs est devenu la culture dominante, alors que jadis le houblon était le fleuron de la production locale.

 

Restée stable jusqu’aux environs de 1970, la population a doublé en l’espace d’une génération, passant de 400 à 800 habitants, en raison de la construction de nouveaux lotissements.

Personnalité : M. Joseph DAUL, député européen, président de la Commission de l’agriculture.


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