A laube du Moyen Age, le village avec ses terres fertiles était une propriété indivise entre le Saint Empire romain germanique et lévêché de Strasbourg. A la suite daccords et déchanges, la seigneurie de Pfettisheim passa en 1350 sous lautorité exclusive du prince-évêque strasbourgeois au sein du bailliage du Kochersberg. Trop éloigné du terrain et de la population, lautorité seigneuriale confiait le pouvoir à des prévôts (ou Schultheiss) ; ces chefs de village se recrutaient dans les familles aisées du lieu. Jusquà nos jours, des noms de ferme, comme ici celui de Altschultze, conservent le souvenir des fonctions éminentes exercées jadis par ces laboureurs. Dans le même temps, de riches institutions religieuses possédaient aussi une partie du ban communal et détenaient, dans le village, une ferme collongère (Dinghof). Il en est ainsi à Pfettisheim pour le Grand-Chapitre de la cathédrale de Strasbourg dont le règlement a été renouvelé en 1340.
Le plus ancien bâtiment est léglise St. Symphorien, dont le clocher, dans sa partie inférieure, date du XIIème siècle. La nef médiévale a été démolie, puis reconstruite en 1730, avant dêtre agrandie en 1818. Dans lenceinte du cimetière actuel subsistent une chapelle dédiée à la Trinité et un chemin de croix de 1775.
Le village a conservé sa vocation agricole avec de belles fermes aux portails imposants. Les très bonnes terres qui sétendent sur près de 500 ha se prêtent à toutes les cultures. A côté de quelques exploitations spécialisées dans lélevage bovin ou la production laitière, le maïs est devenu la culture dominante, alors que jadis le houblon était le fleuron de la production locale.
Restée stable jusquaux environs de 1970, la population a doublé en lespace dune génération, passant de 400 à 800 habitants, en raison de la construction de nouveaux lotissements.
Personnalité : M. Joseph DAUL, député européen, président de la Commission de lagriculture.