Histoire de Berstett - Gimbrett - Reitwiller - Rumersheim |
Présentation de la commune...
En 1972, les quatre communes de Berstett, Gimbrett, Reitwiller et Rumersheim ont adopté le régime de la fusion-association. Le siège de la nouvelle commune a été fixé à Berstett, mais chacun des trois autres villages conserve, à sa tête, un maire-délégué et dispose dune mairie-annexe chargée de la tenue de létat civil. Dimportants investissements ont été réalisés dans le cadre de cette opération, notamment la construction dun nouveau groupe scolaire.
Le blason de ce village représente un lys de France porté par un ours ; en allemand lours se dit Bär, ce qui fait penser à un jeu de mot dont nos ancêtres étaient friands. La localité apparaît pour la première fois en 760 sous lappellation Bardestati marca, cest-à-dire les marches de Berstett ; cette ancienne dénomination névoque pas lanimal héraldique retenu par la suite.
La famille noble des Berstett est citée dès 1120 et a compté dans ses rangs plusieurs Stettmeister (échevin) de Strasbourg ; elle possédait à Berstett un château qui a été pillé et ruiné par un régiment de Croates en 1638. Jacques Adam de Berstett a reconstruit, au même emplacement, une nouvelle résidence en 1742. Son fils Philippe René reçut de Louis XV le titre de baron pour ses éminents services rendus au royaume de France. La Révolution de 1789 sonna le glas des nobles de Berstett en Alsace. Le château fut détruit et la famille dut traverser le Rhin pour sinstaller à Offenburg. Louis von Berstett devint conseiller à la cour du Grandduc de Bade et devint même son ministre des affaires étrangères jusquen 1831.
Le dernier baron von Berstett, Otto Tancrède Ferdinand, né en 1832, lui aussi conseiller du Grandduc de Bade, est décédé à Baden-Baden le 7 avril 1893. Il fut le dernier descendant mâle dune des rares familles nobles originaires du Kochersberg. De son mariage avec Anna-Maria, baronne von Perlser-Berensburg, sont nées deux filles, Eleonore et Irmgard. La famille réside actuellement au château de Bollschweil. Il y a une quinzaine dannées, des contacts se sont noués entre ce village badois et Berstett en Alsace, pour aboutir à un jumelage et à la visite des descendants de la famille des Berstett dans le village de leurs ancêtres.
Du château, il ne reste que le portail qui donne sur la Place de même nom, ainsi que lescalier dentrée et la balustrade qui ont été réutilisés dans une ferme du village.
Depuis 1938, dans le but de sauvegarder lart et les traditions populaires ainsi que le costume traditionnel, le Groupe dArt Populaire de Berstett a porté haut et fort les couleurs du Kochersberg et de lAlsace à travers la France, mais aussi en Europe et en Amérique. Ses mérites ont été reconnus par lattribution du Prix européen dArt et Traditions Populaires en 1976 et du Bretzel dor 1992. Grâce aux contacts avec de nombreux groupes étrangers, la commune a pu concrétiser, outre celui avec Bollschweil, deux autres jumelages, avec Saint-Joachim de Courvol au Québec et avec Ourondo au Portugal.
La localité apparaît pour la première fois dans un acte de lan 929 sous la dénomination Genebrede. Au Moyen Age, le village était la propriété des comtes de Hanau dont la résidence se trouvait à Bouxwiller. Les chevrons rouges sur fond or de lactuel blason communal rappellent cette appartenance seigneuriale.
Léglise protestante, construite à la fin du XVIIe siècle, se compose dune courte nef et dun clocher-chur en partie roman qui se prolonge par une petite abside semi-circulaire, rare dans le Kochersberg. La tour a été rehaussée en 1742 et restaurée en 1984. Sur lemplacement de lancien cimetière qui entourait cette église, de belles pierres tombales forment un ensemble harmonieux et propice au recueillement.
Le village est blotti dans un vallon dont les flancs sont couverts dun vignoble qui bénéficie de lappellation dorigine contrôlée ; les crus de Gimbrett sont appréciés par les amateurs de Vins dAlsace.
La vocation traditionnelle du village était de tout temps agricole, ainsi quen témoignent quelques fermes cossues dont les façades sont le reflet du savoir-faire des charpentiers et tailleurs de pierre dautrefois. Sur un portillon, les losanges symbolisent la prospérité, alors que les rayons de soleil expriment lespoir en des moissons abondantes. La tulipe stylisée, comme le losange dans le colombage, suggèrent la matrice féminine et sont des invocations en vue dobtenir la fécondité du couple et la pérennité de la lignée.
Sur la clef darc dun autre portillon, deux pavots croisés rappellent la culture des oléagineux ou la présence dun moulin à huile.
La localité est mentionnée, pour la première fois, en lan 884 sous le nom de Reudiba dont la signification nest pas connue. Le blason actuel de la commune représente les armoiries des comtes de Hanau-Lichtenberg (chevrons rouges sur fond or et lion noir à la queue fourchue) ; ces seigneurs ont introduit la Réforme protestante en 1572 et modifié laménagement intérieur de léglise.
Construit vers 1150, le clocher-chur, trapu, aux murs épais et sans ouvertures, était vraisemblablement fortifié et servait de refuge en cas de danger. La nef a été remaniée au XVIIIe siècle et possède encore un buffet dorgue réalisé en 1781 pour le couvent dHermolsheim près de Mutzig, puis transféré à Reitwiller onze ans plus tard.
Non loin de léglise se trouvait traditionnellement, comme ici, la mairie-école. Le Second Empire a favorisé la construction de tels bâtiments majestueux qui devenaient limage de lautorité municipale. Occupant les lieux, linstituteur-secrétaire de mairie tenait, aux côtés du maire, un rôle déterminant dans le village, en rendant par ailleurs de nombreux services aux habitants, tels que organiste à léglise, correspondant de la Caisse dassurances agricoles, promoteur du Souvenir Français.
Comme ailleurs dans le Kochersberg, les grandes fermes possédaient leur four à pain extérieur, chauffé depuis la cuisine ; un tel four, protégé par un petit toit, existe encore dans ce village. On y cuisait les grosses miches à pain pour la semaine ou pour la quinzaine. Les fermières profitaient de la flamme, pour y faire cuire au préalable une spécialité locale : la tarte flambée, appelée Flàmmekueche ou Breali. Sur fonds de pâte très fine, on étend une couche de fromage blanc, de crème, doignons, de lardons et de quelques gouttes dhuile de colza. Au-dessus de la porte dentrée dauberge du village, pend une belle enseigne Au Lion dor. Ses volutes et ses arabesques en fer sont conformes à lesprit du XVIIe siècle. En héraldique, le lion, roi des animaux, est symbole de noblesse, de force et de courage.
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Rumersheim est situé à lintersection des routes menant de Mutzig à Brumath et de Vendenheim à Hochfelden. La première dénomination du lieu apparaît en lan 736 sous la forme Rotmarsheim.
Un certain Hans von Rumersheim aurait été, vers 1236, le premier maître de la fondation dun établissement à Stephansfeld, dans lequel étaient accueillis et élevés des orphelins et des enfants trouvés.
A lentrée du village se trouvait un castel, occupé par Jacques Rodolphe Wetzel qui, après son décès en 1706, a eu le privilège dêtre enterré dans léglise. Les derniers occupants de ce bâtiment fortifié furent les seigneurs dOberkirch et de Colomme, échevins de la ville de Haguenau.
Rumersheim est le seul village historiquement catholique de la commune fusionnée. Léglise Saint-Georges date de 1878 et comporte, sur le côté, un curieux clocheton en bois ouvragé.
Les grandes fermes sont disposées le long de la Rue Principale.
Les houblonnières font partie intégrante du paysage qui entoure la localité. Formant une structure haute de huit mètres, elles supportent jusquà trois tonnes de câbles à lhectare. Plante pérenne, le houblon pousse, au printemps, le long des fils de fer tendus à partir de la racine. Seuls les cônes très légers sont récoltés en septembre, puis séchés et vendus à une coopérative. La poudre de lupuline est utilisée par les brasseries et donne larôme à la bière.
Au bord dune route qui quitte le village, on passe devant un banc-reposoir érigé en 1854 en lhonneur de limpératrice Eugénie de Montijio, épouse de Napoléon III.
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